L'Argentine s'est qualifiée pour la finale de la Coupe Davis en battant l'Australie (3-0), après la victoire du double à Buenos Aires. Sur terre battue et devant un public acharné, les Gauchos n'ont pas fait de détails. Ils participeront à la deuxième finale de Coupe Davis de leur histoire.
L'Argentine, qui mène 3 à 0 devant l'Australie samedi après la victoire de la paire nationale, s'est qualifiée pour la finale de la Coupe Davis pour la première fois depuis 25 ans, dans une ambiance délirante au Parque Roca de Buenos Aires. David Nalbandian et Agustin Calleri, vainqueurs de Paul Hanley et Wayne Arthurs 6-4, 6-4, 7-5, ont parachevé le travail entamé plutôt dans la journée par José Acasuso, qui est venu à bout de Lleyton Hewitt 1-6, 6-4, 4-6, 6-2, 6-1.
Acasuso n'a eu besoin que de dix minutes samedi pour terminer la partie qu'il avait retournée en sa faveur avant l'interruption en raison de la pluie, la veille. L'Argentin avait pourtant frôlé le pire face à Hewitt avant le tournant du quatrième set. Mené deux manches à une (1-6, 6-4, 4-6) et avec une balle de break probablement décisive de 3 jeux à 2 en faveur de l'Australien, Acasuso tenait bon, remportait sa mise en jeu et prenait celle de son adversaire dans la foulée.
Dans une ambiance de feu animée par Diego Maradona, Nalbandian et Calleri ne connaissaient pas trop de difficultés face à Hanley et Arthurs. En s'appuyant sur un service solide et des retours puissants et précis, les Argentins creusaient peu à peu l'écart, tant au score que psychologiquement, au rythme de chacun de leur break (un par set).
Leur succès ouvrait les portes de la finale aux Argentins pour la première fois depuis leur défaite contre les Etats-Unis en 1981 (1-3). Les Argentins ne sont pas sûrs de pouvoir prendre leur revanche sur les Américains, menés 2 à 1 par les Russes dans l'autre demi-finale à Moscou. "C'est incroyable d'arriver aussi loin, mais nous ne voulons pas en rester là, a souligné Nalbandian. Nous avons une équipe capable de faire jeu égal avec n'importe qui." Peu importe l'adversaire, les Sud-Américains rêvent de concrétiser leur rêve à domicile, où ils n'ont plus perdu depuis huit ans et 10 rencontres.
